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Les enjeux de la sinistralité en flotte automobile

Les enjeux de la sinistralité en flotte automobile

L’assurance en flotte automobile

L’assurance en flotte automobile a pour objet de garantir tous les véhicules appartenant à une même personne physique ou morale et tenus par un contrat unique aux obligations d’assurance prévues à l’article L211-1 de la loi sur les assurances.

Le calcul des primes d’assurance est en effet basé sur les statistiques globales de sinistres des années précédentes, sans désignation de conducteurs ni application du principe bonus-erreur. En plus de réduire les coûts, l’existence d’un contrat d’assurance unique couvrant l’ensemble de la flotte simplifie la gestion, surtout si le véhicule se déplace plusieurs fois dans l’année.

42% des flottes professionnelles sont impliquées dans 1 à 5 collisions par an sur les routes françaises et européennes, comment réduire ce nombre ? C’est une grande question que se posent presque tous les gestionnaires de flotte ! Quels que soient la taille et le type de véhicules de sa flotte, l’entreprise devra inexorablement faire face à des dérives de sinistres. 

Il semble logique que plus le nombre d’associés sur la route est important, plus la fréquence des sinistres est importante. Ces autoroutes, qui peuvent entraîner des accidents de gravité minime (non corporels) à mortels, ont explosé ces dernières années et sont devenues la première cause d’accidents du travail !

L’impact de ces sinistres est évidemment humain, avec 20 000 accidents de travail sur les routes chaque année. Aussi économique, car un taux de sinistralité élevé affecte à la fois les coûts de réparation des assurances et a un impact plus général sur le coût total de possession du véhicule. Il est à noter qu’aujourd’hui le poste de coût d’assurance représente près de 9 % du TCO total de la flotte de véhicules. Un poids financier considérable, dont les composantes ne font qu’augmenter d’année en année.

Facteurs clés de succès pour réduire la sinistralité

  • La sélection d’un assureur (appel d’offre avec cahier des charges détaillé) et entretenir avec lui un bon relationnel. L’assureur devra être force de proposition et non pas passif devant une sinistralité élevée. Il doit être spécialiste des flottes auto et réaliser avec son client un suivi trimestriel détaillé. 
  •  Impliquer la direction générale et les équipes de management dans le risque automobile
  •  Travailler sur le temps de conduite et les horaires des collaborateurs afin de réduire les risques d’accidents dues au stress et à la fatigue.
  • Rappeler au collaborateur l’ensemble de ses responsabilités vis-à-vis du véhicule d’entreprise qui lui est prêté et de son environnement d’automobiliste : autres véhicules, piétons, 2 roues, bus…
  •  Bonne tenue du véhicule : entretiens réguliers, vérification des niveaux, de l’usure des pneus, des essuie-glaces et de l’état des optiques.
  • Conduite responsable : respect des distances de sécurité et du code de la route, être sobre, pas de téléphone au volant et modérera vitesse

Renégocier son contrat

L’assurance flotte automobile ne tient pas compte du bonus-malus. Sa cotisation se calcule en fonction du rapport annuel des potentiels accidents qui se sont produits durant les 12 derniers mois. Il est donc important de déclarer tous les sinistres rencontrés par vos véhicules. 

Le calcul des cotisations se fait annuellement. L’absence du coefficient bonus-malus laisse une bonne marge de négociation au niveau de son tarif. Cette négociation se fait lors de son renouvellement annuel ou lors de la souscription.

De ce fait, même si elle s’applique à plusieurs véhicules, ce contrat s’établit au nom d’un seul conducteur qui est désigné comme responsable. Vos voitures peuvent être conduites par d’autres personnes à titre occasionnel. Chaque assureur propose des tarifs et des garanties supplémentaires attrayantes, il faut bien sélectionner sa compagnie !

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