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D’après une étude actualisée réalisée par l’International Council on Clean Transportation (ICCT), une voiture alimentée à l’électricité génère environ quatre fois moins d’émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble de son existence qu’une voiture fonctionnant à l’essence ou au diesel. Cette nouvelle analyse, dévoilée début juillet 2025, se base sur une évaluation exhaustive de l’impact environnemental de chaque type de motorisation en Europe, en tenant compte de l’évolution du mix électrique jusqu’en 2045.

Les voitures électriques drastiquement moins émettrices

L’étude montre qu’un véhicule 100 % électrique utilisé en Europe produit en moyenne 63g de CO₂ équivalent par kilomètre sur toute sa durée de vie, contre 235g pour une voiture essence ou diesel. Cela signifie que la voiture électrique émet environ quatre fois moins de CO₂ que son équivalent thermique sur le cycle complet, de la fabrication au recyclage.

À noter : Les calculs s’appuient ici sur une durée d’utilisation moyenne estimée à 20 ans, selon les standards européens.

Une empreinte carbone initiale rapidement compensée

Toutes les phases sont prises en compte : production du véhicule, utilisation (énergie incluse) et mise au rebut. La fabrication ,surtout celle de la batterie représente la principale source d’émissions pour l’électrique, atteignant environ 10 tonnes de CO₂, contre 6 tonnes pour une voiture thermique. Pourtant, cet excès initial est “remboursé” dès que la voiture franchit les 17 000km parcourus, soit typiquement durant la ou les deux premières années. Plus le véhicule roule, plus le gain environnemental du modèle électrique s’accentue.

Comparaison avec les chiffres précédents et évolution du mix électrique

En 2021, l’ICCT indiquait que les voitures électriques permettaient 66 à 69 % d’émissions en moins par rapport aux thermiques. En 2025, ce chiffre s’améliore fortement, atteignant 73 à 78 % de réduction, grâce principalement à la rapide progression des énergies renouvelables dans le bouquet électrique européen. Le rapport souligne par ailleurs : si l’électricité qui alimente le véhicule est 100 % renouvelable, les émissions chutent à 52g CO₂/km, soit jusqu’à 78 % de moins que les thermiques.

En France, le contexte est même encore plus favorable à l’électrique, puisque le mix électrique hexagonal est largement décarboné : près de 70 % de la production est d’origine nucléaire et 20 % issue du renouvelable, ce qui permet d’atteindre jusqu’à cinq fois moins d’émissions avec une voiture électrique par rapport à un modèle thermique.

Et pour l’hybride ou l’hydrogène ?

Un véhicule hybride rechargeable émet en moyenne 163g de CO₂/km, un hybride classique 188g/km, et un véhicule fonctionnant au gaz naturel 203g/km. Par comparaison, la voiture entièrement électrique surclasse largement ces alternatives en termes d’impact environnemental.

S’agissant des voitures à hydrogène, l’étude précise qu’elles ne présentent un réel intérêt écologique que si l’hydrogène est produit à partir d’électricité renouvelable : dans ce cas, les émissions descendent à 50g CO₂/km, équivalentes à celles d’une batterie électrique. En revanche, si l’hydrogène est issu du gaz naturel (ce qui est le cas de la quasi-totalité de la production actuelle en France), l’empreinte grimpe à 175g CO₂/km – un score proche des thermiques classiques.

Bon à savoir : En France, selon le ministère de la Transition écologique, chaque kilowattheure d’électricité produite en 2022 représentait en moyenne 56g de CO₂, contre 238g/kWh pour la moyenne européenne.

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