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Fiscalité auto 2026 : ce que tout gestionnaire de flotte doit anticiper
La fiscalité automobile 2026 ne fait aucun cadeau aux véhicules thermiques. Les seuils se durcissent, les barèmes montent, et le calcul est implacable : si votre parc ne bouge pas, votre facture, elle, augmente.
Combien va vous coûter un véhicule commandé aujourd’hui ? Quels seuils déclenchent le malus ? Pourquoi l’électrique tire-t-il son épingle du jeu ? Et surtout : que faut-il décider maintenant pour ne pas le payer pendant des années ?
On fait le point, sans jargon, sur ce qui change vraiment en 2026.
Le malus, c’est la taxe que vous payez une seule fois, à l’achat du véhicule.
Deux composantes, deux mauvaises nouvelles en 2026 :
- Le malus CO₂ se déclenche désormais dès 108 g/km (contre 113 g en 2025). Plus le véhicule émet, plus l’addition grimpe, jusqu’à un plafond de 80 000 € au-delà de 191 g/km.
- Le malus au poids s’applique dès 1 500 kg (contre 1 600 kg auparavant) de quoi rattraper de nombreux SUV et véhicules familiaux qui passaient encore entre les mailles l’an dernier.
Concrètement, des modèles thermiques fiscalement « raisonnables » en 2025 basculent dans le malus en 2026.
Les taxes annuelles, le coût qui revient chaque année
Là où le malus se paie une fois, les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules (les ex-TVS) reviennent… chaque année, tant que le véhicule roule pour l’entreprise. Depuis 2023, elles sont au nombre de deux :
- La taxe annuelle sur les émissions de CO₂, calculée par tranches progressives. À titre d’exemple officiel, un véhicule émettant 100 g/km coûte 213 € par an en 2026, et le barème se renforce chaque année jusqu’en 2027.
- La taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques, basée sur la catégorie Crit’Air du véhicule.
Mises bout à bout, sur l’ensemble d’un parc et sur la durée d’un contrat, ces sommes n’ont plus rien d’anecdotique.
L’électrique, grand gagnant
Bonne nouvelle au milieu du durcissement : les véhicules 100 % électriques restent exonérés du malus comme des taxes annuelles. À l’heure où chaque gramme de CO₂ se paie, l’écart de coût total entre un thermique et un électrique se creuse, année après année.
Le calendrier est déjà écrit : en 2027, la taxe annuelle sur le CO₂ s’appliquera dès 0 g/km pour les véhicules thermiques et hybrides. Autrement dit, même les motorisations aujourd’hui peu taxées entreront dans le barème.
Pourquoi ça vous concerne dès maintenant ? Parce qu’un véhicule commandé en 2026 roulera encore en 2027, 2028 et au-delà. Le bon arbitrage de motorisation se joue à la commande, pas à la livraison.
Chaque renouvellement engage votre budget pour plusieurs années. Avant de valider une commande, trois réflexes :
- Comparer le coût fiscal complet (malus + taxes annuelles) sur toute la durée de détention, pas seulement le prix d’achat.
- Vérifier que votre car policy intègre les nouveaux seuils 2026.
- Anticiper le durcissement 2027 dans votre plan de renouvellement.
⚠️ Ce n’est pas un conseil fiscal définitif : chaque parc est un cas particulier, et les barèmes évoluent avec la loi de finances. Mais une chose est sûre, c’est maintenant qu’il faut regarder vos renouvellements de près.
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Sources (barèmes 2026) : economie.gouv.fr — malus automobile · economie.gouv.fr — taxes sur l’affectation des véhicules (ex-TVS) · service-public.fr · BOFiP-Impôts.
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