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Fiscalité auto 2027 : pourquoi ça se joue dès vos commandes de 2026
Le véhicule que vous commandez aujourd’hui ne sera pas taxé selon les règles d’aujourd’hui. Il roulera en 2027, 2028 et au-delà et il paiera les barèmes de ces années-là. Or, en 2027, la fiscalité automobile se durcit encore.
Quels seuils bougent ? De combien ? Et pourquoi la bonne décision se prend à la commande, pas à la livraison ? Décryptage, sans jargon.
Le malus à l’immatriculation continue de monter
Le malus, c’est la taxe payée une seule fois, à l’achat. Sa trajectoire est déjà écrite, et elle ne faiblit pas :
- Le malus CO₂ se déclenche à 108 g/km en 2026, puis dès 103 g/km en 2027. Plus le seuil descend, plus de modèles thermiques y basculent.
- Le plafond du malus passe de 80 000 € en 2026 à 90 000 € en 2027.
- Le malus au poids reste, lui, un facteur à surveiller (déclenchement à 1 500 kg depuis 2026), avec des abattements pour les hybrides.
Un modèle « fiscalement raisonnable » en 2026 peut donc coûter nettement plus cher s’il est immatriculé en 2027.
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Les taxes annuelles, le coût qui revient chaque année
Là où le malus se paie une fois, les taxes annuelles sur l’affectation des véhicules (les ex-TVS) reviennent chaque année, tant que le véhicule roule pour l’entreprise :
- La taxe annuelle sur les émissions de CO₂ se renforce d’année en année. À titre de repère, un véhicule émettant 100 g/km coûte de l’ordre de 213 € par an en 2026, contre 193 € en 2025 et la pente continue.
- La taxe sur les polluants atmosphériques (basée sur la catégorie Crit’Air) augmente aussi : sa première catégorie passe par exemple de 100 € à 160 € au barème 2027.
Sur l’ensemble d’un parc et sur la durée d’un contrat, ces sommes n’ont plus rien d’anecdotique.
L’électrique reste le grand exonéré
Au milieu de ce durcissement, un point ne bouge pas : les véhicules 100 % électriques restent exonérés du malus comme des taxes annuelles. Mécaniquement, l’écart de coût total entre un thermique et un électrique se creuse un peu plus chaque année.
Ce n’est plus seulement un argument RSE : à l’heure où chaque gramme de CO₂ se paie, c’est de plus en plus un argument budgétaire.
Concrètement, pour votre flotte
La conséquence est simple : la motorisation choisie à la commande fixe votre facture fiscale pour toute la durée de détention. Un arbitrage mal calibré fin 2026 se paie plusieurs années.
Avant de valider vos dernières commandes de l’année, trois réflexes :
- Comparer le coût fiscal complet (malus + taxes annuelles) sur toute la durée de détention, pas seulement le prix catalogue.
- Vérifier que votre car policy intègre les seuils 2027, pas seulement ceux de 2026.
- Lisser vos renouvellements pour éviter de subir d’un coup le durcissement.
⚠️ Ce n’est pas un conseil fiscal définitif : les barèmes sont fixés par la loi de finances et peuvent encore évoluer avec le PLF 2027, et chaque parc est un cas particulier. Mais la tendance de fond, elle, est claire et c’est maintenant qu’il faut regarder vos commandes de près.
👉 Chez ASK, nous chiffrons vos scénarios de renouvellement au regard des barèmes à venir, pour éviter les mauvaises surprises. Échangeons avant votre prochaine commande.
Sources : ecologie.gouv.fr fiscalité environnementale relative aux véhicules · economie.gouv.fr malus automobile · economie.gouv.fr taxes sur l’affectation des véhicules (ex-TVS) · barèmes malus & taxes annuelles 2026-2027. Chiffres à reconfirmer à l’adoption du PLF 2027.
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